Beaucoup de sportifs connaissent ces sensations pendant l’effort : nausées, ballonnements, crampes, parfois même l’envie de s’arrêter à cause du ventre. On les retrouve en course à pied, mais aussi en cyclisme, en triathlon, en trail ou sur des efforts longs de manière générale.
Ce n’est pas rare… et surtout, ce n’est pas une fatalité.
Dans la plupart des cas, le problème ne vient pas uniquement de ce que l’on mange ou boit, mais du fait que le système digestif n’est pas entraîné à fonctionner pendant l’effort.
Le Gut Training part de cette idée simple : le système digestif peut s’entraîner, lui aussi.
L’objectif est donc d’habituer progressivement le corps à recevoir, tolérer et assimiler de l’énergie (principalement des glucides) et de l’hydratation pendant l’exercice, sans créer d’inconfort.
Pourquoi c’est important ?
Lors d’un effort, le corps hiérarchise ses fonctions : il augmente l’apport sanguin aux muscles sollicités pour soutenir la production d’énergie, au détriment d’organes comme le système digestif, dont l’activité est temporairement mise en second plan. Résultat : le système digestif fonctionne au ralenti. Certains apports “ne passent plus”, même s’ils étaient bien tolérés à l’entraînement ou au repos.
En travaillant cet aspect, on permet au corps de :
- mieux tolérer les apports pendant l’effort (boisson, gels, aliments)
- limiter les troubles digestifs
- maintenir un niveau d’énergie plus stable
- être plus régulier dans la durée, surtout en fin de course
Et c’est là que le Gut Training devient un vrai atout : quand l’estomac coopère, vous pouvez tenir votre stratégie nutritionnelle, garder votre niveau d’énergie stable et éviter la course aux toilettes… ABE
Comment ça se met en place ?
Le Gut Training se construit progressivement, à l’entraînement. L’idée n’est pas de tout changer d’un coup, mais de faire du système digestif un partenaire fiable, séance après séance.
Concrètement :
1) Tester différents types d’apports
On explore ce qui vous convient le mieux :
- boissons (eau, boisson isotonique, boissons glucidiques)
- gels (plus ou moins concentrés, avec ou sans caféine)
- solides (barres, compotes, banane, aliments salés, etc.)
L’objectif est de comprendre : qu’est-ce qui passe bien ? Dans quelles conditions ? À quelle intensité ?
2) S’habituer à manger et boire pendant l’effort (même sans faim)
C’est souvent le point qui surprend : attendre d’avoir faim est rarement une bonne stratégie sur effort long. Le GUT Training vise à instaurer une routine : petites prises régulières, plutôt que grosses prises tardives.
3) Augmenter petit à petit les quantités
On commence doucement, puis on augmente progressivement. Le système digestif a besoin d’un temps d’adaptation, exactement comme les muscles.
4) Observer et ajuster selon ses sensations
Après chaque séance, on note rapidement :
- à quel moment on a mangé/bu
- quoi, en quelle quantité
- comment le ventre a réagi (ok, lourd, nausée, reflux, crampes…)
- dans quel contexte (chaleur, stress, intensité, fatigue)
Ces observations permettent d’affiner votre plan de nutrition et petit à petit, d’éviter les inconforts digestifs.
En bref
Le Gut Training, c’est entraîner son système digestif pour qu’il devienne un soutien pendant l’effort, et non une limite.
Un point souvent négligé, mais qui fait une vraie différence sur le confort… et sur la performance.
Si vous avez expérimenté des problèmes digestifs à l’effort, intégrer le Gut Training à l’entraînement reste la meilleure solution pour éviter les inconforts digestifs lors d’une course.
Bons entrainements digestifs à tous,
Catherine

